Maison des Lions

Maison des lions
4 chemin de Villeneuve

Seuls subsistent de la maison d'origine le portail aux deux lions couchés, la chapelle du XVIIIe siècle aujourd'hui désaffectée et l'ancienne dépendance ("Oustau d'antan").

À l’origine

La maison appartient vers 1679 au sieur Guillet qui la vend en 1723 à noble Raymond Estienne. Le fils de Raymond Estienne la cède à François Lait, bourgeois de Lyon, en 1737. À son décès en1752, sa veuve Dame Perrette Dauces et son fils la vendent pour 20 000 livres à Jean Péricaud bourgeois de Lyon, habitant Grande Côte Saint Sébastien.

Au fil de l'histoire

En 1782, à la mort de Jean Péricaud, le domaine passe à Madame de Biétrix veuve de Claude Antoine de Pingon, demeurant précédemment à Dôle, pour 31 000 livres plus deux rentes de 9 livres au profit de l'église. 

La fille de Madame de Biétrix, Françoise Magdeleine épouse le 10 mai 1783 à Écully Claude François Dorothée de Jouffroy d'Abbans. Passionné de technique, celui-ci avait expérimenté dès 1778 un premier bateau à vapeur sur le Doubs. Malgré un demi échec, il poursuit ses travaux et conçoit le Pyroscape, construit dans les ateliers de Vaise et expérimenté sur la Saône avec succès le 15 juillet 1783. Après la Révolution, Claude Jouffroy d'Abbans émigre en 1791, laissant à Écully son épouse qu'il rejoint clandestinement en 1795 avant de revenir définitivement en 1801.

 

Le domaine est vendu en 1803 à un Sieur Fayolle. A sa mort en 1828 la propriété est divisée.

 

Par la suite la maison d'origine, alors devenue propriété de M. Armand, est détruite par un incendie et aussitôt reconstruite sous la forme que nous voyons aujourd'hui.

 

La maison et l'ancienne chapelle sont achetées en 1861 par Henri Rimaud puis reviennent à son fils Joseph Rimaud, notaire à Lyon et maire d'Écully de1926 à 1937. Un projet d'aménagement du parc est élaboré par Luizet.

Sur la façade, une plaque de marbre rappelle que Jean-Marie Vianney, futur curé d'Ars fit clandestinement sa première communion en 1799 dans cette maison où vivait alors son oncle, François Humbert. Jean-Marie Vianney y vécut de 1803 à 1807.

Dans la cour intérieure, ceinturée d'une galerie à laquelle on accède par un escalier doté d'un élégant garde-corps, on peut voir, sur un mur, un blason sculpté d'un lac d'amour enlaçant le chiffre "I.P.", accompagné, en pointe, de trois croissants et de la date 1563

La carte des différents lieux référencés et les temps de parcours à pied entre eux.

 

Lien vers la carte dynamique

Accédez à la carte ici. Cliquez sur les pictos bleus pour en apprendre davantage sur les différents lieux patrimoniaux et calculer le temps de trajet pour vous y rendre.