Maison forte du Randin
Maison forte du Randin
34 avenue Béranger
À l’origine
En 1618, Pierre Randin, homme d'armes achète aux époux Simonet la maison, bâtie au moins un siècle plus tôt. Un de ses descendants la vend en 1750 à Joachim Charret, seigneur de Grange-Blanche ; elle revient en 1759 à son gendre François Rieussec, échevin lyonnais, qui la cède trois ans plus tard à Blaise Desfours, seigneur de Grange-Blanche.
Au fil de l'histoire
En 1792, le domaine est vendu à Antoine Marie Simon Deluvigne, négociant à Lyon.
La propriété, qui couvre près de 20 ha de terres agricoles, reste dans la famille Deluvigne jusqu'en 1858. Celle-ci entreprend des travaux qui effacent une bonne partie des anciens bâtiments. Selon les plans du cadastre de 1825, il semblerait que l'essentiel des transformations ait eu lieu avant 1825 : sur la haute terrasse constituée par les fondations de la maison-forte initiale n'apparaissent que le colombier, la chapelle, une nouvelle demeure bourgeoise carrée de quatre niveaux (bâtie entre 1801 et 1821, comme la chapelle) et des dépendances.
En 1858, lorsque Joseph François, fils d'Antoine Marie Simon Deluvigne, vend la maison à MM. Barrier et Moret, la propriété ne couvre plus qu'une superficie de 11,5 ha. En 1899, le bien est brièvement vendu à Auguste Reverdin. Deux ans plus tard, il ne couvre plus que 6 ha lorsque Jean Garnier l'achète avant de le céder à son beau-frère Roger de Morry en 1905.
Roger de Morry et sa famille sont profondément touchés par le sort des mutilés, veuves et orphelins de la Première Guerre Mondiale. Dès 1917, ils multiplient les initiatives pour leur venir en aide en leur réservant des emplois pour des travaux agricoles ou dans leur usine de conserves alimentaires de la Demi-Lune. Pour faire connaitre leur engagement, ils n'hésitent pas à tenir un stand à la Foire de Lyon et à publier des imprimés où apparaît le domaine du Randin. Leur action s'étend jusqu'à la promotion des réalisations artistiques que pouvaient réaliser, à titre privé, leurs employés.
Roger de Morry achète en 1921 une maison Renaissance, démontée à Rouen par un entrepreneur qui l'a installée à Vaise. Roger de Morry la fait déplacer à Écully et l'offre en cadeau à sa fille Berthe pour son mariage avec Robert Bitaud, professeur de mathématiques.
Robert Bitaud et Berthe de Morry, qui ont eu onze enfants, héritent de la propriété en 1939. Celle-ci est une nouvelle fois amputée en 1955 pour la réalisation de la rue Béranger. Cela ne touche pas les bâtiments d'habitation où s'installe jusqu'à nos jours une partie des nombreux descendants de Robert et Berthe.
La carte des différents lieux référencés et les temps de parcours à pied entre eux.

Lien vers la carte dynamique
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