Mon repos
Mon repos
29 avenue de Verdun
À l’origine
Cinq carmélites d’Avignon, sous l’impulsion de Marie et Berthe de Caussans, font le vœu de recréer un couvent au Mont Carmel d’Haïfa. Pour préparer leur projet, elles s’installent en 1878 à Écully dans l’ancienne pension d’Agnese-Giro, appartenant alors à Mme Chamarande, chemin du Chancelier. Cette maison se révèle vite trop exiguë pour accueillir toutes les candidates.
En 1884, les religieuses achètent après d’âpres négociations un terrain de 14 000 m2, loué à un pépiniériste et appartenant à M. Laporte. La construction du nouveau bâtiment est confiée à l’architecte Louis Bresson et la communauté s’installe le 16 juillet 1885 au terme d’une grande cérémonie. Six ans plus tard, sept des sœurs peuvent rejoindre un bâtiment neuf à Haïfa.
Au fil de l'histoire
À partir de 1901, les nouvelles lois expulsent les religieuses et le couvent est confisqué par l’État en 1906.
Le docteur Feuillade achète le bien, après s’être rendu en Belgique pour rencontrer les religieuses et obtenir la levée de l’excommunication. Il transforme le bâtiment et y installe la Clinique « Mon Repos » en 1910.
Le paysagiste écullois Luizet est chargé de concevoir le plan du parc.
Durant la dernière année de la Seconde Guerre Mondiale, une tragédie longtemps enfouie dans les mémoires endeuille la clinique :
Le 30 mars 1944, vers 8 h du matin, une trentaine d'hommes armés investissent la clinique. Commandés par un collaborateur français, ils se présentent comme la police allemande.
Les assaillants arrêtent un médecin juif, le docteur Charles Pantol, treize résidents juifs, (Jeanne Adler épouse Lévy, Marcel Bloch Dassault, son épouse et leurs deux fils, Serge et Claude, Yvonne Haussmann épouse Spira, Léon Herberger, Georges Klein, Henriette Lang épouse Israël, Roger Lévy alias Vauclair, Paul Sacerdote, Fanny Spiwak épouse Israëlski, Anna Tailor épouse Haussmann) et une infirmière, Germaine Fillon. Cette dernière est relâchée après cinq semaines de captivité à Montluc ; Madeleine Bloch Dassault est libérée le 18 août avec ses deux fils après sa détention à Drancy.
Dix personnes sont tuées en déportation. Seul Marcel Bloch Dassault est rapatrié le 11 avril 1945 après la libération du camp de Buchenwald par les troupes alliées.
Après la rafle, la clinique est réquisitionnée pour les besoins des troupes allemandes. Le docteur Feuillade reçoit le 1er mai 1944 l'ordre d'évacuer les lieux en trois jours.
La clinique reprend son activité après la Libération. En 1991, la clinique est vendue à un groupe d’établissements hospitaliers. De nouveaux bâtiments sont édifiés sur le terrain pour répondre aux besoins de l’établissement.
La carte des différents lieux référencés et les temps de parcours à pied entre eux.

Lien vers la carte dynamique
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