Villa Saint Pierre

La Villa Saint-Pierre
7 chemin Louis Chirpaz

 

À l’origine

La première construction connue est édifiée entre 1630 et 1654 pour Pierre Basson, procureur du Roi, bourgeois de Lyon. La chapelle, de la même époque, existe toujours. La famille Basson reste propriétaire pendant 114 ans. En 1743, le domaine est vendu à Marc Antoine Chappe, avocat au parlement de Lyon qui agrandit la propriété en achetant des terrains voisins, puis en 1784 à la famille de négociants Rey avant d'être cédé à Michel Magneunin, trésorier de France à Grenoble. La maison est profondément remaniée pendant cette période et un parc est dessiné par l'architecte paysagiste Jean Marie Morel.

 Au fil de l'histoire

Louise Magneunin hérite du domaine où elle vit avec son mari et cousin Antoine Lacène, naturaliste et maire d'Écully de 1822 à 1828. Elle y prolonge le brillant salon littéraire qu'elle anime dans son appartement lyonnais où elle reçoit les grands esprits de l'époque (Germaine de Staël, Juliette Récamier, Ampère, Chateaubriand, le duc de Montmorency, Ballanche, Camille Jordan).

 

Après le décès de Madame Lacène en 1882, à l'âge de 104 ans, la propriété couvre 12 ha. Elle revient à ses neveux et petits-neveux. L'un de ceux-ci, Arthur Péricaud de Gravillon (1828-1899), par ailleurs petit-fils de Camille Jordan, rachète les parts de ses cohéritiers.

 

Il confie en 1885 le remaniement complet de la maison à l'architecte Gaspard André qui lui donne son style de villa florentine. Magistrat et artiste, Arthur Péricaud de Gravillon prolonge la tradition de brillantes réceptions d'intellectuels à la villa Saint-Pierre. Après le décès de sa veuve, le domaine revient à sa belle-sœur puis à la fille de celle-ci qui le vend à un notaire lyonnais, François Baratin en 1930.

 

En 1939, Me Baratin meurt. L'archevêché de Lyon reçoit la propriété par leg et la revend rapidement à l'industriel lyonnais Régis Chomel de Varagnes. , La maison et ses dépendances sont aujourd'hui divisées en appartements tandis que le terrain a été réduit à 2 ha, amputé par l'autoroute puis par la vente de parcelles sur lesquelles sont bâtis des bureaux et des logements.

 

La chapelle possède encore une partie de ses vitraux d'origine. On y voit en médaillons Saint Georges terrassant le dragon et deux monogrammes de la Vierge. Le cœur de Camille Jordan a longtemps reposé dans la chapelle, où il était conservé dans une urne d'albâtre.

La carte des différents lieux référencés et les temps de parcours à pied entre eux.

 

Lien vers la carte dynamique

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